PATIO EN EPIFANÍA
La palabra epifanía viene del griego επιφάνεια (acción de mostrarse o aparecer por encima, manifestación en la superficie; también aparición de un dios o manifestación mágica o de un poder divino). En el ámbito cristiano el vocablo epifanía hace referencia a la tradición de la adoración de los Reyes Magos al recién nacido Jesús, que entre los católicos se celebra el 6 de enero, pues se considera que es la primera manifestación de su divinidad a los no judíos. En relación con la muestra ofrecida en este patio, de estas dos definiciones la que más nos interesa indiscutiblemente es la primera. Existe otra que ha servido de pauta a la obtención de nuestro “milagro”, la del escritor irlandés James Joyce, quien nos habla de “momento epifánico”: momento de sublimidad de una percepción que va más allá de lo cotidiano y de lo sensorial. Y precisamente cuatro actos han sido creados para que concuerden estimulando los múltiples sustratos de nuestra psique.
La primera de las obras, “Epifanías”, se halla a la entrada del patio. Colgadas sobre cuatro alambres destinados en su uso cotidiano para tender ropa, siete pinturas; sobre un fondo geométrico, para no decir abstracto ni cubista, se sobreponen dos elementos: el uno como aparición, la figura, el otro como signo, los fragmentos o versos de algunos poetas del Siglo de Oro español, místicos y barrocos, tales como: San Juan de la Cruz, Fray Luis de León, Lope de Vega, Pedro Espinosa… más tardíos, Federico García Lorca (valga la pena señalar la influencia que Góngora ejerció sobre su estilo poético), y para cerrar con broche de oro este ramillete de destellos ilustres, una cita del filósofo materialista Carlos Marx, quien, en apariencia opuesto a todo idealismo, rinde homenaje a la condición femenina: “El progreso social puede ser medido por la posición social del sexo femenino”. Se podría concluir la presentación de este espacio pictórico con un arriesgado postulado: el pensamiento de Marx le abre las vistas a la epifanía social.
Siguiendo hacia el fondo del patio, otro espacio pictórico alejado en apariencia de nuestro tema: “Sexo sin amor”; dicho título nos conduce directamente a la idea de que el hombre es el único animal que relaciona el sexo con el amor, los otros animales, en este caso las aves, o se hacen los locos o simplemente no lo saben. Para no ser tan extenso y dejarle un fulgor de libertad a la visión del espectador, concluyamos la reflexión sobre este espacio con una frase de Pascal Quignard, extraída de su libro luminoso, “La Nuit Sexuelle”: “El pájaro quita la rama del árbol sobre la cual se posó. Desaparece. Se eclipsa en la noche”.
En el puro centro del patio, un mito Dogón se renueva, la epifanía se realiza: “El hormiguero es el sexo de la tierra”. El “prodigio” florece por encima de la corteza del palo de mango, sobre las flores blancas y lívidas de los anthurium con sus pistilos fálicos a la redonda… La Noche Sexual de este modo se aviva, Dionisos garrapatea su carnal poema sobre los pétalos de la escena original, que abierta totalmente de patas nos muestra la hendidura y nos invita a copular como los perros en las calles. Un regalo uterino del Dios Hipnos.
Y para engendrar el rapto inicial, colgado sobre otro alambre a la izquierda de la entrada y colindando con la reja negra –color peligroso– que separa el patio del resto de la casa, se puede entrever un poema moral enmarcado por la enredadera almizclada que aquí llaman satíricamente carácter del hombre: “Pobre Mundo Corrupto Ética Por Favor”. Un enredijo de líneas rojas y recias sobre un fondo gris –color elegante–, donde un grafismo erguido nos invita a volvernos humanamente más decentes. El grado Zero de nuestra esencia divina.
Una luz inherente tamizando todo el patio nos invita entonces a ser nocturnos, a dejar afuera las apariencias y a vivir felices, conjuntamente, este efímero instante de επιφάνεια.ENÁN BURGOS ARANGO
![]() |
![]() |
|
|
"La tragédie des Bacchantes, c'est d'abord la fête qui tourne mal. Et on ne peut pas s'étonner de cette
évolution fâcheuse puisque la bacchanale que nous contemplons n'est autre que la bacchanale originelle,
c'est à dire la crise sacrificielle." René Girard, "La violence et le sacré".
Bacchante et ibis, 94 x 104 cm, acrylique sur carton, juillet 2010 |
Bacchante et ibis, 97 x 104 cm, acylique sur carton, juillet 2010 |
Dionysos, 107 x 94 cm, technique mixte sur carton, juillet 2010 |
Ariane, 107 x 94 cm, technique mixte sur carton, juillet 2010 |
Bacchante Cronis, 25 x 25 cm diamètre, août 2010 |
Bacchante Cleia, 25 x 25 cm diamètre, août 2010
|
Bacchante Eudora, 25x25 cm diamètre, août 2010 |
Perséphone, 107 x 94 cm, technique mixte sur carton, juillet 2010
Enan
Dans une époque si dénuée de sens ou la crainte de l'autre fait loi, revendiquer la figure de Dionysos me semble essentiel, puisque cette figure est l'un des mythes fondateurs majeurs de notre culture, d'autant plus qu'il trace un trait d'union entre l'orient et l'occident. Sa magie séculaire, malgré le simulacre et la névrose ambiante, nous saisit à chaque instant, avec ardeur ou douceur et dans les cas extrêmes nous pousse à devenir victime de son rite sacrificiel. Acte que René Girard souligne si bien dans son excellent livre "La violence et le sacré" : "Il s'agit, Durkheim l'a bien compris, de vivifier et de renouveler l'ordre culturel en répétant l'expérience fondatrice, en reproduisant une origine qui est perçue comme la source de toute vitalité et de toute fécondité : c'est à ce moment-là, en effet, que l'unité de la communauté est la plus étroite, que la crainte de retomber dans la violence interminable est la plus intense... plus loin, La fête repose sur une interprétation du jeu de la violence qui suppose la continuité entre la crise sacrificielle et sa résolution". Mais comment chasse-t-on le diable ou les mauvais esprits? La pièce d' Euripide "Les bacchantes" rend compte de ce problème. Elle parvient à décrypter la puissance bénéfique et maléfique qui se cache derrière l'aspect d'un bel adolescent. Il ne faut surtout pas oublier, que plus tard, idéalisé par les poètes, Dionysos devint un jeune homme efféminé figurant le dieu des arts, de la musique, de la danse, |
le compagnon des Grâces envoyé par les dieux compatissants, afin d'aider les hommes à supporter leur triste sort, dissiper leurs chagrins, leur apporter la joie. Acquérant un aspect cosmique, il remplit une fonction humanitaire s'étendant à l'univers entier. Qui sont ses Bacchantes ? Dites les déchaînées, originellement prêtresses de la Lune qui, voulant prouver la domination de la femme sur l'homme et défier les prêtres de Zeus et d'Apollon sur leurs sommets déserts et froids, s'approprièrent l'ancien culte de Dionysos, en lui donnant un aspect sanglant et redoutable (on les appela alors les Ménades). Installées dans la solitude des vallées profondes et sauvages, elles apprivoisaient lions et panthères et en faisaient l'attraction de leurs fêtes. Ces séductrices-magiciennes portaient des serpents enroulés autour des bras, exécutaient des danses érotiques voluptueuses qui devenaient rapidement des rondes frénétiques. Puis elles appelaient Dionysos "au double sexe et à face de taureau" . Mon exposition leur rend hommage. Je suis de plus en plus convaincu, que seul ces bacchantes pourraient nous libérer actuellement du joug qui nous opprime. Lié à la consommation, au culte des nouveaux médias, aux mensonges à répétition de ceux qui nous gouvernent et qui sont au service de sournois démons prédateurs. Enfin, je sens que l'heure de réveiller Dionysos a sonné, je serais son fils et son serviteur ! Enán Burgos
|
Je vous signale également que l'exposition "Dionysos & bacchantes" est un préambule à la prochaine parution de l'un de mes livres d'artistes
chez l'éditeur Fata Morgna cet hiver, avec un texte du poète Salah Stétie.
exposition d'un jour ouverte jusqu'à 19H